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Commencé le : 04 . 07 . 06
Terminé le : 05 . 07 . 06
Résumé :
Les tueurs ont des fragilités plus ou moins incompréhensibles. Et l'on n'imagine pas l'influence du hoquet d'un f½tus sur une fillette de dix-neuf ans enceinte, à fleur de peau ! A fortiori après huit heures d'insomnie. Ajoutez à cela une petite querelle sur le choix du prénom... et hop, voilà Lucette qui vide le chargeur d'un revolver sur la tempe de son mari endormi ! Rien de tel pour faire disparaître le hoquet ! Vite fait, bien fait... D'ailleurs, tout file sur les chapeaux de roue dans ce nouvel opus d'Amélie Nothomb. Robert des noms propres est l'histoire de cette enfant née en prison, dont la mère a flingué sèchement le père avant de baptiser sa fille Plectrude et de se suicider dans sa cellule. Il y a mieux comme géniteurs ! Surtout quand par la suite on est recueilli par un oncle et une tante qui vous élèvent comme une princesse, à tort et à travers, avec qui tous les coups sont permis, les plus excentriques, les plus capricieux. C'est là l'itinéraire d'une gamine hors norme, belle et farouche, rebelle et prodigieusement intelligente, cancre et douée à la fois, qui se voit danseuse et petit rat à l'Opéra, se nourrit des pages du dictionnaire Le Robert, sombre dans l'anorexie avant de connaître les révélations de sa naissance, de vivre avec "l'homme de sa vie" et de rencontrer... l'auteur ! Conduisant son récit avec légèreté et une distance ironique, Amélie Nothomb démontre bien encore (à raison d'un roman par an !) qu'elle possède le feu de l'écriture.
Impressions :
Un livre très prenant, très spécial. L'écriture est simple et agréable...remplie d'originalité , la petite héroïne nous transporte dans son monde. Ce livre est un vrai plaisir.
Morceaux choisis :
"Dans le Misanthrope de Molière, la jeune, jolie et coquette Célimène se voit tancer par la vieille et amère Arsinoé qui verte de jalousie, vient lui signifier qu'elle ne devrait pas tant jouir de sa beauté. Célimène lui répond de façon absolument délectable. Hélas, le génie de Molière n'aura servi à rien, puisqu'on continue, près de qutre ciècles plus tard, à tenir des propos moralisateurs, austères et pisse-vinaigre quand un être a le malheur de sourire à son reflet."
