L'enfant blessée - Torey Hayden

L'enfant blessée - Torey Hayden
5 / 5

<3


Commencé le : 13 . 08 . 06
Terminé le : 15 . 08 . 06


Résumé :

" Les yeux posés sur moi, Vénus se contentait de me fixer [..] Rien n'indiquait que cette enfant était outre chose qu'une poupée de cire, oubliée par hasard dans la classe. " La petite Venus Fox, 7 ans, est réfugiée dans un mutisme qui ne se brise que lorsque ses camarades l'approchent trop, mais sous la forme d'hurlements stridents et d'une violence inouïe.
Parmi les cinq élèves en difficulté de la classe de Torey Hayden, Venus se révèle vite être celle qui va nécessiter le plus d'attention. Avec compassion et sensibilité, Torey va s'attacher à faire sortir du silence cette petite fille en proie à d'indicibles souffrances.


Impressions :

Très très belle histoire, remplie d'émotions. Vénus est tellement attachante...Et Torey Hayden a vraiment un don pour s'occuper des enfants en difficulté. Elle accomplit des "miracles". Ce livre est plein d'espoir pour l'avenir. Vénus s'en sort malgré tout ce qu'elle a subit. Cette année d'école racontée est captivante et riche sur le plan émotionnel. Un livre à lire !


Morceaux choisis :

Très prudemment, elle leva un pied et le posa sur ma chaussure. Elle se trouvait un peu plus loin de moi que d'habitude, ce qui l'obligeait à tendre la jambe. Elle leva alors les yeux vers moi. Je souris plus largement. "-Je vois ce que c'est. Tu ne veux pas sortir, tu veux danser." Un imperceptible mouvement du menton. "- Je vois." Je me mis à fredonner. Vénus ne me quittait pas des yeux. "Est-ce que tu peux le demander avec des mots? Est-ce que tu peux dire : je veux danser?" Une pause, elle m'observait avec intensité, ses prunelles sombres scrutant mon visage. "- Danser" murmura-t-elle si bas que ce fut guère qu'un souffle. C'est ce que nous fîmes.

# Posté le dimanche 15 juillet 2007 10:49

Lettre au père - Franz Kafka

Lettre au père - Franz Kafka
3 / 5


Commencé le : 15 . 08 . 06
Terminé le : 15 . 08 . 06


Résumé :

« Très cher père, Tu m'as demandé récemment pourquoi je prétends avoir peur de toi. Comme d'habitude, je n'ai rien su te répondre... » Réel et fiction ne font qu'un dans la lettre désespérée que Kafka adresse à son père. Il tente, en vain, de comprendre leur relation qui mêle admiration et répulsion, peur et amour, respect et mépris. Réquisitoire jamais remis à son destinataire, tentative obstinée pour comprendre, la Lettre au père est au centre de l'oeuvre de Kafka.


Impressions :

J'ai été assez gênée en lisant ce livre. Le fait de lire cette lettre que Franz Kafka écrit à son père m'a mis mal à l'aise. On sent que Franz Kafka est perdu dans ses sentiments, leur relation est pleine d'incompréhension. J'ai appris pas mal de mots en lisant ce livre. Le style m'a plu bien que j'avais parfois du mal à comprendre le sens de certaines phrases.


Morceaux choisis :

"Tu as touché plus juste en concevant de l'aversion pour mon activité littéraire, ainsi qu pour tout ce qui s'y rattachait et dont tu ne savais rien. Là, je m'étais effectivement éloigné de toi tout seul sur un bout de chemin, encore que ce fût un peu à la manière du ver qui, le derrière écrasé par un pied, s'aide du devant de son corps pour se dégager et se traîner à l'écart. J'étais en quelque façon jors d'atteinte, je recommençais à respirer. exceptionnellement, la répugnance que tu ne manquas pas de montrer d'emblée pour mon activité littéraire comme pour le reste me fut agréable."

# Posté le dimanche 15 juillet 2007 10:52

Comme un roman - Daniel Pennac

Comme un roman - Daniel Pennac
4 / 5


Commencé le : 15 . 08 . 06
Terminé le : 16 . 08 . 06


Résumé :

Les droits imprescriptibles du lecteur : 1) Le droit de ne pas lire. 2) Le droit de sauter des pages. 3) Le droit de ne pas finir un livre. 4) Le droit de relire. 5) Le droit de lire n'importe quoi. 6) Le droit au bovarysme (maladie textuellement transmissible). 7) Le droit de lire n'importe où. 8) Le droit de grapiller. 9) Le droit de lire à haute voix. 10) Le droit de nous taire.


Impressions :

Très beau livre sur la lecture et le livre. Sur les différentes façon d'aborder un livre. De beaux et intéressants exemples. J'ai parfois eu du mal à comprendre certaines phrases. Beaucoup de mots que je ne connaissais pas. Les droits imprescriptibles du lecteur sont importants à savoir pour faire de la lecture un plaisir. Et si les livres devenaient nos amis?


Morceaux choisis :

"Le verbe lire ne supporte pas l'impératif. Aversion qu'il partage avec quelques autres. Le verbe "Aimer"...le verbe "rêver"...on peut toujours essayer, bien sûr. allez-y : "Aime-moi ! " "Rêve ! " "Lis ! " "Lis, mais lis donc bon sang, je t'ordonne de lire."
"Quels pédagogues nous étions lorsque nous n'avions pas le souci de la pédagogie ! "
"La lecture est un acte de création permanente."
"Non, il allait à son rythme, voilà tout, et qui n'est pas nécessairement celui d'un autre, et qui n'est pas nécessairement le rythme uniforme d'une vie. Son rythme apprenti lecteur, qui connaît ses accelérations et ses brusques régressions, ses périodes de boulimie et ses longues siestes digestives, sa soif de progresser et sa peur de décevoir..."

# Posté le dimanche 15 juillet 2007 11:25

Zazie dans le métro - Raymond Queneau

Zazie dans le métro - Raymond Queneau
3 / 5


Commencé le : 16 . 08 . 06
Terminé le : 20 . 08 . 06


Résumé :

" - Zazie, déclare Gabriel en prenant un air majestueux trouvé sans peine dans son répertoire, si ça te plaît de voir vraiment les Invalides et le tombeau véritable du vrai Napoléon, je t'y conduirai.
- Napoléon mon cul, répliqua Zazie. Il m'intéresse pas du tout, cet enflé, avec son chapeau à la con.
- Qu'est-ce qui t'intéresse alors? Zazie ne répond pas.
- Oui, dit Charles avec une gentillesse inattendue, qu'est-ce qui t'intéresse?
- Le métro"


Impressions :

Pas mal. Mais beaucoup de dialogues et de vocabulaire. Zazie est une petite fille qui a beaucoup d'aplomb, qui est à la fois attachante et très pénible. Son vocabulaire et sa répartie l'ont fait beaucoup rire. Je suis quand même un peu déçue, je l'attendais à plus d'action et d'humour.


Morceaux choisis :

" - Oui, continua Zazie, je serai astronaute pour aller faire chier les Martiens."
" Alors tu t'es bien amusée ?
- Comme ça.
- T'as vu le métro ?
- Non
- Alors qu'est-ce que t'as fais ?
- J'ai vieilli."

# Posté le dimanche 15 juillet 2007 11:46

Modifié le dimanche 15 juillet 2007 12:32

La disgrâce - Nicole Avril

La disgrâce - Nicole Avril
5 / 5


Commencé le : 20 . 08 . 06
Terminé le : 24 . 08 . 06


Résumé :

" Elle n'est pas seulement laide ma pauvre fille, elle est sans grâce, c'est pire." En surprenant cette phrase dans la bouche de sa mère, Isabelle a cru mourir. Hier encore, c'était une enfant heureuse qui n'avait que tendresse pour tout ce que la vie lui donnait : un père bon et doux, une mère si belle, la grande maison face à l'océan son ami...A son bonheur détruit, à la vérité qui la frappe comm une malédiction, Isabelle survivra métamorphosée, méconnaissable, adulte soudain. Impitoyablement lucide, elle découvre les secrets et les tares de ceux qu'elle aimait, durement hostile, elle n'est plus que volonté de vengeance et de domination. Est-elle à jamais enfermée dans sa disgrâce ?"


Impressions :

Très beau livre, mais quelle triste histoire... On voit bien comme l'amour et la haine sont des sentiments qui peuvent se transformer très rapidement. La beauté est dans ce livre un grand sujet, et dans la vie actuelle aussi malheureusement. J'ai beaucoup aimé cette histoire qui m'a beaucoup surprise. Je ne m'attendais pas aux évènements dramatiques. Le style d'écriture m'a beaucoup plu. Les descriptions sont très complètes, très marquantes.


Morceaux choisis :

" Il la portait. Auréolé de roses mystiques, le front d'Isabelle touchait le ciel. Du bout des orteils jusqu'à la pointe des cheveux, elle éprouvait une sorte de volupté inconnue à laquelle elle ne cherchait pas à donner de nom, tout occupée qu'elle était à la ressentir. Son corps se rassemblait dans les bras de cet homme qui avait su s'en saisir sur la terre ferme comme dans les flots. Le plus merveilleux encore n'était-il pas que le prodige pût se prolonger hors du milieu qui l'avait vu naître? "
"Elle était rejetée avec son père dans le camp de ceux qui regardent de loin courir la vie. Comme elle courait bien sans eux, la vie. Légère, rieuse, rapide, les joues brunies de soleil et frottées de vent, le regard curieux, l'esprit en révolte, généreux, ouvert à tout, à tous, si forte de posséder la joie qu'elle voulait la partager avec tous les laissés-pour-compte, les malheureux, les abandonnés, les moches, les pauvres citoyens de la cour sans miracles, elle n'avait pas l'odeur médicamenteuse, ni le teint jaune, ni le souffle fiévreux la vi. Elle avait la beauté d'Alice et la longue démarche de Vincent."
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le dimanche 15 juillet 2007 13:12