La loi du plus faible - John Grisham

La loi du plus faible - John Grisham
5 / 5


Commencé le : 01 . 12 . 06
Terminé le : 25 . 12 . 06


Résumé :

Michael Brock est un jeune avocat ambitieux qui n'avait pas voulu se rendre compte jusque là que le prix de son simple repas du midi aurait pu nourrir des dizaines de clochards de la ville. Mais, un jour, sa vie bascule : il est pris en otage avec ses collègues par un SDF au bout du rouleau qui pose les bonnes questions avant d'être abattu par la police. Traumatisé, Michael va changer radicalement de point de vue. Ce qui le conduit à affronter son ancien patron : une entreprise bien risquée...


Impressions :

Une belle histoire, dont le titre est assez explicite. On voit ici comme la vie de quelqu'un peut changer du tout au tout à cause d'un évènement particulier...Ce livre m'a fait me poser beaucoup de questions à propos des sans domiciles fixes. J'ai beaucoup aimé ce thriller dont l'histoire se compose de personnages bien différents mais assez attachants (Ruby par exemple).


Morceaux choisis :

"Je comprends ce que tu ressens, tout le monde passe par là, un jour ou l'autre. On travaille d'arrache-pied, on se donne du mal pour gagner de l'argent, on ne prend jamais le temps de faire un geste pour les pauvres...Et puis, un jour, il se passe quelque chose et on repense à la fac, à la première année de boulot, au temps où on avait de grands idéaux, où on rêvait de mettre nos compétences au service de l'humanité. Te souviens-tu de cette époque?"
"Les sans-abris sont à la hauteur du caniveau, de la chaussée et du trottoir, ils vivent au niveau des bouches d'égout et d'incendie, des poubelles, des arrêts de bus et des vitrines. Ils vont d'un pas lent, jour après jour, sur un terrain familier, prennent le temp de s'arrêter pour se parler, pour observer une voiture engluée dans un embouteillage, un nouveau revendeur de drogue à un carrefour, un visage inconnu sur leur territoire. Assis sur le trottoir, cachés sous un chapeau ou une casquette à l'abri d'un parasol, rien ne leur échappe. Ils sont à l'écoute des bruits de la rue, ils respirent ls gaz d'échappement et les odeurs de friture."
"Loin de la ville, l'occasion m'était enfin donnée de regader derrière moi et d'essayer de trouver un sens à tout ce qui s'était passé. Trente-deux jours plus tôt, j'étais marié avec quelqu'un d'autre, je vivais dans un autre appartement, je travaillais dans d'autres bureaux. Je ne connaissais pas la femme que je tenais aujourd'hui das mes bras. Comment la vie pouvait-elle changer du tout au tout en un mois? Je n'osais penser à l'avenir, le passé était toujours présent."

# Posté le samedi 21 juillet 2007 11:45

Modifié le samedi 21 juillet 2007 11:56

Les pages de notre amour - Nicholas Sparks

Les pages de notre amour - Nicholas Sparks
5 / 5

<3


Commencé le : 26 . 12 . 06
Terminé le : 30 . 12 . 06


Résumé :

" Je suis un homme ordinaire, et j'ai mené une vie ordinaire. Aucun monument ne sera élevé à ma mémoire, et mon nom sera vite oublié. Mais j'ai aimé de tout mon c½ur, de toute mon âme. ". Telles sont les paroles de Noah. Allie et lui se sont connus alors qu'ils n'avaient encore que quatorze ans et depuis l'amour n'a jamais cessé de les unir. Aujourd'hui, cinquante ans plus tard, Noah veille sur Allie atteinte de la maladie d'Alzheimer. Lorsqu'elle a ressenti les premiers symptômes, elle lui a demandé de lui faire la lecture de leur propre histoire. Alors, pendant des heures, il reste auprès d'elle et lui raconte inlassablement leur bonheur. L'évocation au jour le jour de leur amour parviendra-t-il à freiner l'inexorable progression du mal qui ronge Allie ?


Impressions :

Quelle belle histoire d'amour. Enormément d'émotions concentrées dans ce petit bout de livre. Les personnages sont adorables. J'aurais voulu que leur histoire continue encore et encore. Noah gère la maladie d'Allie avec une force incroyable. Leur histoire est pleine de surprises, de bonheur, de tristesse. Encore un livre à émotions. Les personnages sont sculptés d'une façon mémorable. A lire !


Morceaux choisis :

"Nous restons assis sans parler à regarder le monde autour de nous. Il nous a fallu toute une vie pour apprendre cela. On dirait que seuls les vieux sont capables de rester assis l'un à côté de l'autre sans prononcer un mot et en étant tout de même contents. Les jeunes, exubérants et impatients, rompent toujours le silence. C'est du gâchis, car le silence est pur. Le silence est sacré. Il rapproche les gens car seuls ceux qui sont bien l'un avec l'autre peuvent rester ainsi sans mot dire. C'est le grand paradoxe."
" "Alzheimer"...C'est un mal qui vole les coeurs, les âmes et les souvenirs."

# Posté le dimanche 22 juillet 2007 07:30

Lambeaux - Charles Juliet

Lambeaux - Charles Juliet
5 / 5


Commencé le : 02 . 01 . 07
Terminé le : 04 . 01 . 07


Résumé :

Récit autobiographique dans lequel Charles Juliet évoque sa mère qu'il ne pas connue -morte de faim après huit ans d'enfermement abusif en hopital psyciatrique - et le rôle que, malgré cette absence, ou à cause, elle a joué dans sa vie d'homme et dans sa formation d'écrivain. Dans un second temps, il nous relate son parcours : la famille adoptive, l'enfance paysanne, l'école d'enfants de troupe, puis les premières tentatives d'écriture. Dans cette démarche obstinée, il trouve la force de se mesurer à sa mémoire pour en arracher les moments les plus enfouis, les plus secrets et les plus vifs. L'auteur devient son propre historien et nous livre un texte "pour en finir encore".


Impressions :

Je me suis souvent demandée à quoi sert la lecture bien que cela me passionne. En lisant ce livre, j'ai trouvé des réponses satisfaisantes à mes questions. Ce livre transmet beaucoup d'émotion. L'angoisse est omniprésente par la ponctuation. Un beau récit de vie. Un livre précieux pour tout un tas de sujets abordés : l'amour, la lecture, l'écriture, la souffrance, la solitude, la mort.


Morceaux choisis :

"Sur un des cinq cahiers achetés au colporteur, tu recopies des proverbes, des sentences, ces paroles des prophètes qui t'ont touchée au vif et t'aident à entrer en un contact plus intime avec toi-même. Parfois, le crayon à la main, tu les interroges, les commentes, les relies à ton expérience, tes doutes, ton angoisse, et progressivement, tu en viens à parler de toi, consigner ce qui t'occupe, te dire à toi-même ce que tu ne peux confier à personne. Ainsi, jour après jour et sans t'en rendre compte, as tu pris l'habitude de tenir très régulièrement ton journal."
"Médecin, enseignant, écrivain. Selon toi, les trois plus belles professions qu'on puisse imaginer. Soigner les corps et les psychés. Former de jeunes esprits, leur apprendre à penser, les préparer à la vie. En écrivant, se délivrer de ses entraves, et par la même, aider autrui à s'en délivrer. Parler à l'âme de certains. Consoler cet orphelin que les non-aimés, les mal-aimés, les trop-aimés portent en eux."

# Posté le dimanche 22 juillet 2007 07:40

Modifié le dimanche 22 juillet 2007 09:19

L'homme qui voulait vivre sa vie - Douglas Kennedy

L'homme qui voulait vivre sa vie - Douglas Kennedy
4 / 5


Commencé le : 06 . 01 . 07
Terminé le : 20 . 01 . 07


Résumé :

Ben Bradford est un modèle de réussite sociale. De la pression parentale cherchant à le détourner de ses ambitions artistiques, il a fait le moteur de son ascension vers les hautes sphères de Wall Street. Ben Bradford lutte, et pourtant, il est bien obligé de se rendre à l'évidence : "réussir", "le plus américain des verbes", le fait vomir. Ce n'est pas avec fierté qu'il pose son regard sur la somme de ses possessions, mais en détaillant chaque objet par le menu, connaissant son prix au dollar près, contraint d'admettre que sa frénésie de consommation dissimule mal un terrible besoin de se sentir exister. Sa luxueuse banlieue l'oppresse et croule sous l'épaisse couche de vernis de l'american way of life qui ternit pourtant un jour à la faveur d'une sordide histoire d'adultère. Et là, Ben Bradford commet l'irréparable. S'ensuit une fuite éperdue, l'adoption forcée d'une nouvelle identité, et la révélation d'un destin qui s'épanouit malgré lui.


Impressions :

Un livre à suspens avec uneintrigue surprenante. Cependant le début m'a parut très long, il m'a fallut arriver à la cent-cinquantième page pour commencer à rentrer dans le livre. Dommage. Mais l'histoire haletante de Ben m'a tout de même beaucoup plue. On ne s'attend absolument pas à toutes les aventures qu'il va vivre et c'est cela qui fait la force de ce livre.


Morceaux choisis :

"Nous ne cessons de rêver d'une existence plus libre tout en nous enfermant de plus en plus dans les obligations, dans les pièges domestiques. Nous aimerions tant partir, voyager légers, et cependant nous ne cessons pas d'accumuler de nouveaux poids qui nous entravent et nous enracinent. La faute nou incombe parce que, au-delà du rêve d'évasion, auquel nous ne renonçons jamais, il y a aussi l'atrait irrésistible des responsabilités : la carrière, la maison, les scrupules parentaux, les dettes, tout cela nous remet sans cesse les pieds sur terre, nous offre cette sécurité tant recherchée, nous donne simplement une raison de sortir du lit le matin."

# Posté le dimanche 22 juillet 2007 09:30

La demi-pensionnaire - Didier van Cauwelaert

La demi-pensionnaire - Didier van Cauwelaert
5 / 5


Commencé le : 21 . 01 . 07
Terminé le : 26 . 01 . 07


Résumé :

Que faire lorsqu'on tombe amoureux d'une jeune femme au cours d'un déjeuner, et qu'on découvre au dessert qu'elle se déplace en fauteuil roulant ? Hélène est Lion ascendant Lion, championne de voltige aérienne. C'est la fille la plus sexy, la plus joyeuse et la moins facile que Thomas ait jamais rencontrée... Arraché à sa routine, malmené, envoûté par cette "demi-pensionnaire" qui l'initie à la vraie liberté, il comprendra au bout du compte que c'est lui qui vivait comme un infirme. Et qu'une femme assise, parfois, peut aider un homme à se relever.


Impressions :

Comme le dit Audrey Mouge dans Elle, c'est une bouleversante leçon de bonheur, une merveille, remplie de tendresse et d'ironie. Des personnages très attachants. Une histoire oiginale qui aborde plusieurs thèmes importants à mon sens : l'amour, le handicap, les relations familiales. Une leçon de bonheur dans le sens où Hélène est à la même hauteur que Thomas dans l'échelle du bonheur. Ils se soutiennent et s'aident mutuellement, sans que l'un soit plus fort que l'autre.


Morceaux choisis :

"Je plane dans le vide au ralenti. Je fais la planche en riant quand la cime des sapins me chatouille. Tout ce que je dis devient drôle et prend forme sous mes yeux : les nuages sont des moutons que je rentre au refuge, la lune aboie, je secoue la neige pour enlever les miettes, je remets la nappe, je me couche dans les étoiles, j'allume le soleil. On est sur terre. Plus rien ne se passe."
"Parfois, elle me dit qu'elle a les mêmes rapports avec les romans de Proust que ceux qui me lient à mes chiens d'avalanche. Mise en confiance, reconnaissance, malentendus, apprentissage de l'intuition et des moyens de la partager...Je regarde mes chiens différemment depuis. Je les lui ramène, je lui laisse promener Ulrich - le plus doux. Je me lève en cachette la nuit pour feuilleter 'Albertine disparue' - le plus court."

# Posté le dimanche 22 juillet 2007 13:22

Modifié le dimanche 22 juillet 2007 14:00